Coups de coeur DVD

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Les coups de coeur DVD :

L'ïle aux chiens de Wes anderson

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

L'art du détail de Wes Anderson, ses gags insolites, ses répliques ad hoc, dans un univers cotonneux où le moindre sac à ordures devient une nature morte aussi angoissante qu’épatante de créativité.

Les chiens, errants comme domestiques, cruellement abandonnés à un triste sort, évoquent bien des situations réelles tragiques. Pour ceux qui ont partagé ou qui partagent encore leurs vies avec ces quatre pattes, l’émotion est totale. L’inventivité générale de l’art d’Anderson séduira au-delà des fous de toutous, avec ses références multiples au cinéma nippon notamment, qui sert de décor original et pourtant puissamment cinématographique à cette œuvre atypique qui ne ressemble qu’à son doux dingue d’auteur.

Hostiles de Scott Cooper

En 1892, le capitaine de cavalerie Joseph Blocker, ancien héros de guerre devenu gardien de prison, est contraint d’escorter Yellow Hawk, chef de guerre Cheyenne mourant, sur ses anciennes terres tribales. Peu après avoir pris la route, ils rencontrent Rosalee Quaid. Seule rescapée du massacre de sa famille par les Comanches, la jeune femme traumatisée se joint à eux dans leur périple. Façonnés par la souffrance, la violence et la mort, ils ont en eux d’infinies réserves de colère et de méfiance envers autrui. Sur le périlleux chemin qui va les conduire du Nouveau-Mexique jusqu’au Montana, les anciens ennemis vont devoir faire preuve de solidarité pour survivre à l’environnement et aux tribus comanches qu’ils rencontrent.

La violence est omniprésente, les décors sont somptueux, la douleur est palpable, mais ce qui fait la grande réussite du film, c'est le portrait de cette humanité sur la brèche, de ces interrogations que chacun porte en soi, vis à vis d’un code d’honneur, d'idéaux malmenés ou d’une culture rendue dérisoire par le conflit. Cependant, derrière ce nihilisme, se dévoile un espoir, une réconciliation, un respect naissant entre les peuples, une main tendue vers une autre malgré les coups de feu incessants.